Projet

A l’avant-veille du départ de François Hollande dont le quinquennat a été désastreux pour la France et les Français, Élisabeth et moi avons voulu choisir un site hautement symbolique dans ces territoires du Nord-Est Anjou : une ferme comme il y en a de nombreuses avec malheureusement une stabulation fermée et une autre encore en activité mais qui va fermer en décembre parce qu’elle ne rapporte rien à l’agriculteur qui la gère. Nous ne voulons plus voir cela.

Toutes les formes d’agriculture sont présentes en Anjou, elles sont toutes menacées par des normes exagérées issues de la transposition excessive par notre administration française des règles européennes. Ces règles européennes n’ont pas empêché les agricultures hollandaise et allemande de devenir plus puissantes que la nôtre. Il y a donc bien un problème franco-français pour tous ceux qui travaillent, à commencer par nos agriculteurs français.

J’ai été chef d’entreprise et député pendant deux mandats. Je ne suis pas un professionnel de la politique, ce que je possède provient de mon activité professionnelle dans mon entreprise. J’ai aujourd’hui une vraie expérience du fonctionnement de l’Assemblée nationale. Elle sera très utile à tous mes nouveaux collègues, sinon c’est l’administration de l’assemblée qui prendra le pouvoir sur le législateur, vu le grand renouvellement que va connaître l’hémicycle.

On fait souvent remarquer qu’il n’y a pas assez de chefs d’entreprises à l’Assemblée nationale. Mais c’est extrêmement difficile de gérer les deux. Cela m’a d’ailleurs obligé de laisser mon entreprise à une coopérative pour la sauver et préserver les 140 emplois après un mauvais choix stratégique. Fort heureusement, elle fonctionne toujours très bien, toujours numéro 1 sur le marché national du plant potager pour amateurs. J’en suis très fier. Fier aussi de ceux qui y travaillent, permanents, saisonniers et aussi les salariés du groupement d’employeurs FORVAL que je préside bénévolement. J’ai créé ce groupement de 110 équivalant temps plein dont 70 CDI. C’est une véritable entreprise qui me permet d’être de plain pied dans le monde du travail au contact des salariés et des chefs d’entreprise. En fait, je suis tout simplement un vrai chef d’entreprise mais bénévole. 2017 c’est la première élection présidentielle où tous les candidats ont parlé de la valeur travail.

Je ne vais donc pas abandonner au moment où je sens que mon combat peut aboutir. Mon expérience du fonctionnement de l’Assemblée nationale me permet d’affirmer que ce n’est pas gagné, que cela ne se fera pas facilement, que la majorité présidentielle, mais très hétérogène, aura très vite ses frondeurs, qu’il est donc préférable qu’une majorité homogène de la droite et du centre, une majorité républicaine, fasse les réformes urgentes et nécessaires au redressement de la France et à la relance de son activité en retrouvant la valeur travail.
Cette valeur travail qu’on a perdue au fil du temps et, notamment, en instaurant les 35 heures.
Cette valeur travail qu’on a perdue parce que ceux qui travaillent gagnent parfois moins que ceux qui ne travaillent pas !

Alors oui ! Je veux continuer à me battre pour qu’on libère tous ceux qui sont à leur compte, qu’on les laisse travailler !

Je veux que Bercy passe d’une logique comptable à une logique économique, c’est-à-dire que Bercy comprenne que les mesures pour relancer l’économie passent souvent par un temps de diminution de recettes fiscales pour le trésor public avant que les recettes supplémentaires dues à l’augmentation de l’activité et à la diminution du chômage fassent leurs effets.

Ce sont bien ces recettes supplémentaires que l’on recherche pour financer le fonctionnement de notre société française, pour faire que la France redevienne forte avec les moyens d’améliorer l’Ecole et l’Enseignement supérieur, le système de santé et le handicap, la Justice, l’équipement des forces de l’ordre, de notre Défense et bien sûr assumer notre générosité et notre solidarité envers les Français les plus démunis.

Pour toutes ces raisons, avec des convictions et un enthousiasme intacts, je me porte candidat à cette élection législative dans la 3ème circonscription avec ma suppléante Elisabeth Marquet, agricultrice.

Oui je veux, je souhaite, que les Républicains et le centre puissent obtenir la majorité à l’Assemblée nationale. Durant un quinquennat, la cohabitation permet de revenir au principe des institutions de la Ve République : le président préside, le premier ministre gouverne.

La reconstruction de la France, la relance de son activité économique ne se fera pas sans contestation.

En conclusion, je veux continuer à me battre parce qu’il n’y a aucune fatalité à ce que nous continuions « à gérer l’appauvrissement de la France » (autrement dit : économiser les dépenses ne suffira pas) alors qu’en libérant le travail, nous pouvons retrouver la création de richesse sur nos territoires et revenir au plein-emploi comme il y a 40 ans. Ce qui permettra de financer toutes nos solidarités nationales.

Conférence de presse du 12 mai - Le Vieil Baugé

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